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États-Unis: bond de l'inflation, à +3,3% sur un an, du fait des retombées de la guerre
information fournie par Boursorama avec AFP 10/04/2026 à 17:55

( AFP / RONALDO SCHEMIDT )

( AFP / RONALDO SCHEMIDT )

L'inflation s'est fortement accélérée le mois dernier aux États-Unis, à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées vendredi.

En comparaison, l'indice des prix à la consommation (CPI) progressait de 2,4% sur un an en février.

Entre février et mars, les prix à la pompe ont bondi de 21,2%. Un tel pourcentage d'augmentation mensuelle n'avait pas été observé depuis la création d'un indice pour l'essence, en 1967, souligne le service statistique américain BLS.

Néanmoins, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation s'est accélérée (+2,6% contre +2,5% un mois plus tôt).

Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres, selon le consensus publié par MarketWatch.

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz utilisés dans le monde.

Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n'ont pas été étanches à l'envolée des cours.

Les prix à la pompe ont vite augmenté. Un gallon (3,78 litres) d'essence ordinaire coûte actuellement en moyenne 4,15 dollars aux États-Unis, contre environ 3 dollars juste avant la guerre.

L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, assure que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.

- "Que le début" -

"La guerre en Iran a des répercussions économiques évidentes qui pèsent lourdement sur les ménages à revenus moyens et modestes", commente vendredi Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

"La hausse des prix de l'essence, du gazole et des billets d'avion se fait déjà sentir et met les ménages américains à rude épreuve", poursuit-elle.

"Et ce n'est que le début", pronostique Mme Long, qui s'attend à voir les coûts d'alimentation et de transport augmenter en avril.

Quand Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, l'inflation poursuivait la décélération entamée sous Joe Biden, par rapport au pic atteint au printemps 2022 (la guerre en Ukraine, entamée quelques mois plus tôt, avait porté les prix à la pompe encore plus haut qu'aujourd'hui).

L'indice CPI ne progressait plus que de 2,3% sur un an en avril 2025, période correspondant à l'annonce par le président américain d'un fort relèvement des droits de douane sur les produits importés.

L'inflation est ensuite repartie dans le mauvais sens, Washington refusant d'y voir une conséquence de ces surtaxes.

La hausse des prix avait à nouveau ralenti en fin d'année dernière, en grande partie grâce aux prix de l'essence, alors plutôt doux.

Lors de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), mi-mars, son président Jerome Powell avait expliqué que la guerre risquait de repousser le moment où l'inflation serait canalisée aux Etats-Unis.

La banque centrale des États-Unis vise une hausse des prix limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, droits de douane).

1 commentaire

  • 10 avril 18:06

    Si c'est des statistiques sur 1 an, c'est pas a cause de la guerre qui dur que depuis 2 mois


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